pour voix seule, électronique en direct, objets amplifiés, vidéo fixe et mouvement
Too Much of a Woman est une performance solo pour ma propre voix, électronique en direct, objets amplifiés, vidéo fixe et mouvement, développée au CNMAT, UC Berkeley, et créée à The Lab, San Francisco, en 2022. Elle est notée dans une partition hybride de mon invention — un système de notation vocale incarnée qui suit voix, électronique, objets et mouvement sur des lignes parallèles — et dure quatorze à seize minutes en cinq sections : Émergence · Nomination · Escalade · Saturation · Dissolution.
Elle plonge dans les complexités de l’identité de genre et de la perception de soi par la fusion de la voix, des objets amplifiés et de l’image. Une ligne chantée — I was there, you were here, we were waiting for each other — entre dans un looper et s’accumule ; des fragments parlés la brisent ; elle revient, bouclée puis en direct, sous un gel spectral, tandis que le corps s’intensifie ; et la quatrième section arrive à la phrase autour de laquelle toute la pièce tourne, dite une seule fois, en cri, puis en rire : Here I am, too much of a woman — I was too much for everyone — too fat, too tall, too smart, just too much — but I do apologise. I do exist. Un bol chantant et des bougies sont sur la table ; la vidéo est un champ rouge profond avec des silhouettes d’oiseaux et un fantôme du visage de l’interprète. Dans la dernière section, les couches se détachent une à une et elle marche vers une banderole de manifestation — un pankart — qui est vierge, la tient, et se fige.
C’est une performance viscérale qui défie les normes qu’elle cite et explore la fluidité de l’identité personnelle, dans une expérience intime pour le public. Une nouvelle version a été présentée au festival eviMus de Sarrebruck le 1ᵉʳ novembre 2025.