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Ensemble · 2017–18

Hyperborean Race

pour voix, piano électrique, violon, violoncelle, support fixe, visuels et danseur

Durée7'44"
EffectifVn., Vc., Clavier, Voix, Électronique, Visuels, Danse
Création1 mars 2017
InterprètesKlank.ist (TR)
Partition disponible sur demande →

Dans la mythologie grecque, les Hyperboréens étaient une race mythique de géants vivant « au-delà du vent du Nord ». Les Grecs situaient Borée, dieu du vent du Nord, en Thrace ; l’Hyperborée se trouvait donc quelque part loin au nord — un pays qu’aucun voyageur n’avait atteint, où, selon Pindare, « ni par navire ni à pied tu ne trouverais la route merveilleuse vers l’assemblée des Hyperboréens… ni maladie ni vieillesse amère ne se mêlent à leur sang sacré ; loin du labeur et des batailles ils vivent. »

Nous avons tous nos ancêtres dans la tête. Nous entendons toujours leurs cris mais ne les comprenons jamais. Cette pièce nous mène à l’ère de l’Hyperborée.

L’œuvre — pour voix, piano électrique, violon, violoncelle, support fixe stéréo et, lors de sa création à Istanbul en mars 2017, visuels projetés et danseur — est notée de manière proportionnelle en neuf sections, Intro puis A à H, coordonnées au chronomètre. Le support fixe entre vingt secondes avant les musiciens. La voix va du murmure nasal aux claquements de langue et au marmonnement jusqu’à un cri au sommet de sa tessiture ; les cordes explorent l’archet circulaire, la brume du sul tasto et le scratch tone ; le piano électrique pose des clusters irréguliers. Chaque interprète exécute les consignes en individu, non en groupe, et sur les sept ou huit minutes court un seul long crescendo, jusqu’à ce que la section finale mesurée arrive en notation complète puis ralentisse jusqu’à l’arrêt. Le texte de Pindare est lu à l’ouverture et à nouveau, à demi enfoui, dans la section F.

Hyperborean Race
Hyperboreans — version audiovisuelle